vendredi 1 février 2013

Sonoma


Quand on pense à Sonoma on pense aux vignobles, aux dégustations et au coté un peu surfait de la Napa Valley.
Mais la ville de Sonoma c'est plus que ça, tout d'abord elle a su rester authentique, contrairement au reste de la vallée. Sonoma a un passé riche et fut une ville capitale dans l'histoire de la Californie, c'est notamment ici que le drapeau californien ”the bear Flag”, a vu le jour après la révolte des américains envers les mexicains en 1846.
Alors si votre palais vous fait défaut ou si vous n’êtes pas franchement amateur de vin pas d’inquiétude, Sonoma offre bien d’autres aspects. 
La ville est petite et charmante, un des endroits les plus ensoleillé de la baie, elle est d'ailleurs devenue un échappatoire au fog de SF.
La ville a été construite suivant un modèle mexicain, tout s'articule autour de la "Plaza principale" grande place rectangulaire, coeur de la ville. Ce qui est assez rare aux Etats Unis  le centre ville si il existe, se trouve souvent le long d’une rue.
A Sonoma il y a du vin c'est vrai, mais pas que! Car qui dit vin dit fromage…et on y trouve des crémeries qui offrent un choix pléthoriques de fromages et même une boulangerie basque! Sonoma est d'ailleurs la ville de Chuck William fondateur des magasins William Sonoma connus pour le matériel de cuisine haut de gamme.
Et pour l'anecdote un peu plus rock'n roll c’est également la ville de Kirk Hammet guitariste de Metallica!






C'est ici que se trouve la dernière des 21 missions de la  côte Californienne, 'San Franscisco Solano' construite en 1823. Ce n’est pas la plus belle mais elle possède un charme discret, on aime surtout sa cour, toute simple et écrasée par le soleil en été, un cactus géant envahit tout un mur, on a vite l'impression d'être au Mexique. On se prélasse à coté de la petite fontaine et on regarde les collines qui nous entourent.
Ensuite on se ballade vers la maison du colonel Vallejo, on longe des allées de platanes, on est en Midi Pyrénées, même paysage, même douceur ambiante. On a presque envie de commencer une partie de pétanque, mais la maison victorienne du colonel nous ramène à la réalité. C’est joli, très bien préservé, on s’imagine tout à fait 100 ans en arrière.
Derrière un petit jardin avec un basin, des oliviers, c’est calme il fait bon, on plus envie de partir.

I'll slip away by Rodriguez - Coming from reality

jeudi 10 janvier 2013

Choisir sa destination

Le choix de la destination...grande histoire! Pour nous aider le site Geo a mis en place un moyen efficace et super bien fait, on rentre juste son budget, ses envies...et la on nous offre le choix! Avec à chaque fois une petite description pratique et pas de pub, que demander de plus?

http://www.geo.fr/voyages/choisir-son-voyage

mercredi 9 janvier 2013

Luosto




La Laponie… ça tombe bien c’est encore un peu la période de Noël. Parce que oui la Laponie est bien la région officielle du père Noël, enfin c’est surtout la région des fées, des trolls, et de la magie.
Elle s’etend du nord de la Norvege à la Russie, les mauvaises langues diront que ça va de la Laponie des riches à celle des pauvres.
Luosto se trouve à l’extreme nord de la Finlande, on est déjà 130km au dessus du cercle Polaire. On arrive dans un désert de glace et de neige, des forets immenses de pins enneiges, ici c’est le paradis des trappeurs.
La Laponie est une des régions ayant la plus faible densité de population, elle compte moins de 2 hab./km², mais c'est de loin la plus étendue.
On la découvre à ski, car il y a plus de pistes que de routes, ou encore mieux on embarque pour un périple en chiens de traîneaux. Là c’est le summum, dépaysement garanti, des étendues gigantesques, toutes blanches, la Toundra.
On apprend à diriger et contrôler ses chiens, et on glisse à toute vitesse. Ici on ne plaisante pas avec les Huskies, des vraies bêtes de concours, entraînés depuis toujours ils peuvent mourir d’arrêt cardiaque par manque d’activite! Leur coeur serait apparemment deux fois plus gros que ceux de nos “chiens canapé” dixit les Samis.
Après pour les plus courageux on s’équipe de petits outils et on s’installe sur un lac gelé, pour creuser un trou minuscule et….on pêche! et oui même à -30 les eaux restent saumoneuses alors patience!
La région se découvre surtout la nuit, mais pas besoin de veiller bien tard le jour ne dure que 4h pendant l’hiver. Mais en réalité il ne fait jamais complètement nuit non plus. Le reflet de la lune sur la neige crée une luminosité douce et constante. Et puis si on a de la chance, si le ciel est clair, alors on la voit, cette aurore boréale, le graal de tous les visiteurs. Le ciel s’embrase, vert, bleu, rouge, il se déchire devant nous. Petites ou grandes elles sont à chaque fois différentes. A l’origine les Samis pensaient qu’il s’agissait de voix divines, que c’était l’ame d’animaux célestes.
Les Samis, eux aussi ont quelque chose de céleste sur leur visage, les pommettes hautes, le regard mystérieux, et ce sourire doux. Ils sont l’un des plus grands groupes indigènes en Europe. On  est un peu jaloux on aimerait bien nous aussi percer tous ces mystères, le culte des ours, les sacrifices, le chamanisme, savoir apprivoiser les rennes et faire du jus d’airelles.








Unissasi laulelet by the DO - A Mouthful 2008

jeudi 3 janvier 2013

La bonne playlist

Partir en vacances ça commence dès le trajet, road trip, train ou avion… on est déjà en vacances, alors pour rendre ce moment encore meilleur ou tout simplement supportable (oui les stressés de l’avion je compatis…) une bonne playlist c’est essentiel.

Voilà quelques titres qui passent bien dans le radio cassette de la voiture de location :


Herman Dune - Tell Me Something I don't know (Strange Moosic 2011)

David Bowie - I Dig Everything ( Pye Singles EP 1966)


Antonio Carlos Jobim - Waters of March (Jobim 1972)


Rebecca Dry - Make My Life Alright (Sings Soul 2012)


Jose Gonzalez - Down the Line ( In our nature 2007)


Serge Gainsbourg - Ah Melody (Histoire de Melody Nelson 1971)


Edward Sharpe - Dear Beliver ( Here 2012)


Nina Simone - Ain't Got No ( Sugar in my Bowl 1967)




lundi 31 décembre 2012

Mendocino



A 300 km au nord de San Francisco tout en haut de la faille de San Andreas on trouve une petite ville tranquille, Mendocino. Le spot se mérite car la route est aussi longue que jolie, on traverse à tour de rôle vignes, forêts, pour enfin arriver sur la côte majestueuse!
Mendocino, ville de plaisance du nord de la Californie, nous plonge dans une ambiance vielle Europe. Des maisons victoriennes à flanc de falaise, des jardins ravissants, des hôtels salon de thé au charme désuet. Il y règne une atmosphère particulière, on se croirait presque dans un film d'Agatha Christie, ça a d'ailleurs été l'un des lieux de tournage de la série Arabesque avec Angela Lansbury! Mais pas d'inquiétude on ne risque pas de croiser Hercule Poirot, les habitants de Mendocino sont plus connus pour avoir la main très "verte" pour la culture de cannabis plutôt que pour leurs crimes passionnels.


Ici la nature est violente, libérée, on se croirait sur les côtes bretonnes, on oublie le trip californien crème, lunettes de soleil, et on chausse bottes et écharpe pour partir en vadrouille prendre une bonne dose d'embruns en regardant les vagues se déchaîner et grignoter les côtes.
Derrière nous les forêts de séquoia magiques et sombres qui rajoutent au charme mystique de l'endroit. Surfeur, pêcheur, randonneur... vous l'aurez compris c'est l'endroit rêvé mais il faut savoir que Mendocino est constitué à 80% de bed and breakfast et ce côté bout du monde est également parfait pour un petit break à deux ou en famille.
Pour ça on aime bien le dernier EP de Constance Amiot avec ses ballades un peu mélancoliques qui collent bien à l'atmopshère de la ville.

Resonance by Constance Amiot feat JP Nataf - EP Blue Green Tomorrow 2012


São Miguel


Les Açores?! C'est ou ça, tu vas faire quoi la bas?....Avant toute chose un rapide cours de géographie, les Açores c’est un petit groupement d’iles situes au large des côtes portugaises, perdus au milieu de l’Atlantique. Certains considèrent les Açores comme les sommets émergés de l'atlantique.
On peut aussi remercier Evelyne Dheliat sur TF1 qui a fait connaître cette région du monde grâce à son fameux anti-cyclone, traduction il va pleuvoir sur toute la France pendant 3 jours. Mais outre ces phénomènes météorologiques ces petites îles sont depuis toujours une escale salutaire pour les marins en provenance des Amériques, le plus connu d’entre eux, Christophe Colomb.

Les îles sont jeunes à l’echelle de la planète, très jeunes, volcaniques et toujours en mouvement.
Grâce à son volcan, l’ile de São Miguel, nous offre la possibilité de se faire une petite cure de santé dans les sources d’eau chaude, ou encore déguster des merveilleux petits pains cuits sous la terre pendant plusieurs heures.



Aux Acores tout est importe même les arbres! On se retrouve alors dans des forêts surréalistes ou se côtoient conifères, fleurs de paradis et hortensias géants, un moment on se prendrait pour Alice aux pays des merveilles.
Mais ici pas d’animaux, rien, pas même un oiseau, le spectacle se passe sous l’eau alors on embarque sur un petit hors-bord et si on a de la chance on pourra assister à des scènes extraordinaires, baleine bleue, dauphins, banc de poissons... bref un reportage Thalassa en direct.
São Miguel est très loin du cliché des Îles paradisiaques sable fin et cocotier, les plages sont noires, volcaniques, la mer est perfide, houleuse, à tel point qu’en une nuit elle peut engloutir une plage! Et en quelques heures votre petit spot tranquille de la veille s’est transforme en amas rocheux où il est impossible d’acceder.

Les Açores c’est aussi le haut lieu de…l’ananas! Apparemment ils seraient les meilleurs du monde, plus petits, plus parfumés, on se ballade dans les serres où poussent des centaines d’ananas et on découvre cette fleur ravissante.
Enfin la seconde fierté des açoriens c’est Nelly Furtado, alors même si on est pas fan on ne peut pas passer à cote…mais là je préfère Mayra Andrade originaire d'une autre île portugaise le Cap Vert.



Death Valley


Attention on pense bien à vider la carte mémoire de son appareil photographique et on se plonge volontiers dans la peau d’un Japonnais en vacances, parce que là on a envie de mitrailler toutes les 10 minutes.

Situe à l’est de la Californie à la limite du Nevada, la Death Valley est le point le plus chaud du continent avec des pics à 57 degrés en plein été (un des records de chaleur absolue officiellement mesuré à la surface du globe). Le désert est encercle de montagnes qui font écran avec le soleil, d’ou cette chaleur inhumaine l’ete, mais il faut savoir qu’au temps de la préhistoire c’etait une vallée avec des lacs et des forets.
La Death Valley est un désert c’est vrai, mais le terme n’est pas vraiment approprié ici car n’allez pas croire que les paysages sont monotones, on se retrouve successivement au point le plus bas des États Unis, Badwater, à presque 100m sous le niveau de la mer, puis derrière nous le point le plus haut, le mont Withney, à une altitude de 4 400m. Et malgré son appellation morbide on trouve des fleurs, des cascades, des coyotes et même si on a de la chance on peut apercevoir des Lynx.


Au milieu de ce décor un peu surnaturel, et on se croirait sur l’ile Tatouine dans Star Wars. On se ballade sur des collines qui ressemblent à des pattes de dinosaure géantes et derrière chaque virage on découvre des dunes de sable, des lacs asséchés dont la croûte de sel se confond avec la neige des montagnes, on trouve même un château des années 30 de style hispanique, perdu au milieu d’une oasis, oeuvre d’un milliardaire en mal d’aventure et à la recherche de mine d’or.
Mais il n’y a jamais eu d’or dans la Death Valley, en revanche on découvre un autre trésor, le silence! Plus d’habitation, de pollution lumineuse, plus rien à des km à la ronde, on repose ses yeux et son esprit. Et on plonge dans un voyage introspectif devant tant de grandiose et de calme.



C’est également le paradis des géologues, car cette toute petite partie du continent a connu successivement des périodes de volcanisme, de déformation tectonique, et de glaciation. Ce qui explique la diversité, et le "loufoque" du paysage.
Enfin c'est aussi le théâtre de quelques phénomènes inexpliqués, comme ces roches énormes qui se déplacent de manière mystérieuse sur le sable en laissant des traces derrière elles. Mais au fond on n'a pas vraiment envie de connaître l’explication rationnelle derrière tout ça, on a juste envie d’admirer et  de faire comme cette allemande un peu frappée qui descend au fond du cratère asséché pour méditer. Et pour cela les Beatles c'est un bon début...